Vendredi, 23 octobre 1874
J'ai vu le duc de Hamilton depuis son arrivée le 13 décembre mercredi, en tout douze jours, dans plusieurs de ces jours il m'arrivait de le voir deux ou trois fois.
Décembre 13, 14, 20, 25 Janvier 5, 19, 20, 24 Février 8, 9, 12
J'ai marché avec Paul, il commence à faire frais, j'ai visité le jardin Villemessant, j'ai voulu voir celui de Rosalie Léon, nous avons sonné mais il n'y avait personne; Je regarde tous les jardins, nous avons besoin d'un plan.
Ange est chez nous, elle me nomme petit oiseau et petite poupée, à quoi je ne ressemble guère.
Nous allons au théâtre avec elle; nous sommes abonnées pour une lettre à l'avant-scène du premier vis-à-vis la loge de la préfecture. Je suis en blanc et argent, ma coiffure, bien. On donne "Gentil Bernard ou l'art d'aimer", une pièce dont j'entendis fort peu de choses, nous parlions tout le temps. Galula reste un acte et un autre acte chez nous. Il n'y a personne, dans toute sa splendeur s'épanouit Saëtone dans la loge des Durand, avec M. de Cessole qui est très laid et ne représente rien.
Nous partîmes avant la fin, le clair de lune est encore magnifique, Ange sous une apparence blasée est remplie de tendances vers la poésie. Quel jardin, dit-elle, l'un brisé, et l'autre un paysan, et la lune éclaire tout ça ! l'un est de M. Pelikan, chef de la famille de mécène [?], en Russie ou quelque chose dans ce genre, et le moujik est son docteur.