Journal de Marie Bashkirtseff

Jeudi 1er novembre 1883 Je vais travailler à la Grande Jatte, une allée d'arbres aux tons dorés, toile moyenne. Bojidar est venu avec moi, heureusement car je n'ai pas pensé que c'est fête et en arrivant là, nous avons trouvé des tas de canotiers, et Rosalie aurait peut-être été insuffisante comme porte respect. Du reste pour me permettre de venir et d'aller et de peindre dans cette île si distinguée je m'habille comme une vieille allemande, deux ou trois tricots de laine pour me déformer la taille, un pardessus acheté pour vingt-sept francs et sur la tête un gros châle noir tricoté. Des chaussons aux pieds.