Mardi 26 decembre 1882
Eh bien il parait que je suis malade, le medecin qui me soigne et ne me connait pas a aucun interet a me tromper; le cote droit est endommage, le poumon est abime, ca ne se guerit jamais completement, seulement si on se soigne ca n'empirera pas et je vivrai autant qu'une autre. Oui, mais il est necessaire d'arreter ca par des moyens violents, des pointes de feu ou un vesicatoire. Tous les bonheurs enfin. Un vesicatoire c'est une tache jaune pour un an.
Il faudra adopter une touffe de fleurs que je placerai de facon a cacher ca pour les soirees; sur la clavicule droite.
J'attendrai encore huit jours, si la complication survenue persiste je me deciderai peut-etre a cette infamie. Dieu est mechant.
Je travaille chez moi, Dina pose, Bojidar vient diner avec sa mere.
Quel dommage que ce garcon ne soit pas plus considerable, que sa famille ne regne pas en Serbie; je l'aurais epouse. Car il veut bien, reverence parler. La mere surtout que je choisisse Alexis ou Bojidar. Ils n'auront pas cinquante mille francs de rente chacun. C'est peu.