Apres mille tiraillements j'ai creve ma toile. Les gamins ne posaient [pas], mettant ces insucces sur le compte de mon incapacite je recommencerais toujours et enfin... C'est bien heureux, ces affreux monstres remuaient, riaient, criaient, se battaient... Enfin je fais tout bonnement une etude pour ne plus etre torturee par les tableaux, tout ce que j'entreprenais devenait au bout de vingt quatre heures poncif ou romance ou banal ou maladroit ou pretentieux, apres m'avoir beaucoup plu... Du reste il vaut mieux faire de simples etudes, je suis dans un passage si critique (qu'est-ce que c'est que ce francais !)
Si humiliee de mon inferiorite, si troublee par Breslau que j'ai les bras coupes. Et que de temps perdu, Biarritz, la maladie, et un mois deja ici !! Si je n'avais couru comme une sotte apres les tableaux ou plutot si je n'avais pas ete moitie assommee par les quelques lignes de Wolff... Il n'y a qu'un moyen de me remettre sur pieds, c'est rapporter des choses qu'on trouvera tres bien, mais voila ...