Samedi j'ai été voir un Père Prodigue. Dimanche Saint Amand et la Cerny, et Gavini puis lundi au Français.
Et puis l'arrivée d'un sieur Trebinsky, bien né et riche paraît-il, cousin de Domenica. Je n'ai pas encore vu le monsieur qui est venu deux fois apportant des étoffes orientales et bijoux de la part de maman.
Et puis, Paul est marié. Et il l'a fait si crânement que je leur ferai un cadeau commémoratif.
Le père, la jeune fille en question et sa sœur sortent se promener dans leur parc, ils n'ont pas fait dix pas que cinquante hommes se précipitent, enlèvent l'infante et la jettent dans une voiture qui part au galop. Le père et la sœur bâillonnés et enlevés et portés comme des paquets dans leur noble demeure. Cinq voitures attelées de six chevaux chacune étaient espacées sur la route de sorte que la brigade de soldats et les officiers envoyés à la poursuite des fugitifs n'arrivèrent qu'une demi-heure après la célébration de la cérémonie.
C'est Paul qui m'écrit ces rapides détails.
Julian m'a parlé d'Antonin Proust à faire pour le Salon, peut-être, en tous cas il s'occupera de m'avoir quelqu'un. Ça me console un peu !
Je sors de chez Mme de Brimont qui a été... du reste toutes les deux nous avons été confites d'amabilités. Elle m'a embrassée quatre fois.
Je suis une perle, et pas du tout une femme. Voilà.