Journal de Marie Bashkirtseff

Au Salon avec Mademoiselle de Villevieille, nous lâchons la famille et Mme de Bailleul et Pelikan et Anitchkoff et allons retrouver Caillas et Kiriewsky et parcourons l’Exposition.
Le bon Samaritain de Morot est un morceau de peinture épatante. Le job de Bonnat qui est large, dessiné et bien peint paraît une mièvrerie après le Morot. Nous rencontrons Gavini et Kiki et la famille et le tout se termine par une visite à l’atelier de Caillas. Je suis jolie. Quant à mon tableau, on le regarde assez pour être placé dans la galerie.
Ce soir à l'Opéra avec les Gavini, dans la loge du prince de Honiau... Le marquis de Las Cases, le marquis de Chateaurenard, le comte de Chaudordy, le duc de Rivoli... Ce tas de diplomates et de dandys flétris m’ennuie ce soir. “Les Huguenots” sont longs.