J'ai renversé un encrier sur les pieds d'hier, ce qui est une petite lâcheté. On les a recommencés et tout va très bien.
Berthe était chez moi lorsque je reçus la dépêche que voici.
^2^ [Florence, Mercredi 20 février 1878, 6 h 45 mn. du soir] A Naples pas de carnaval public venez tout de suite écrirai.
Marcuard
Je demandais au brave Suisse des nouvelles du carnaval et lui faisais part du projet qu'avait une dame anglaise de nos amies de nous emmener avec elle. Et cet homme répond par télégraphe ! Les dépêches me troublent toujours. J'ai envie de lui donner rendez-vous à Naples ou à Rome ou à Gênes et d'agir comme pour le Grand-16 du Café Anglais. Les gens qui n'ont pas l'habitude de l'argent en abusent lorsqu'ils en ont.
^2^ bid. p. 186
Je suis si impatiente ! Je crains que Cassagnac ne soit trop vieux ou... quelque chose d'autre, qu'il ne soit trop tard enfin, lorsque je pourrai m'en occuper. Pour le moment il ne peut que troubler mes occupations.
J'ai très envie d'aller en Italie pour huit jours, un fol voyage avec Yorke et Berthe.
Ce serait dommage s'il devenait encore plus gros. Maintenant c'est juste le moment, un peu plus et ce sera trop tard. S'il maigrissait cela retarderait la décadence, oui mais qui me dit qu'il maigrira, s'il allait engraisser au contraire ! Je donne bien deux ans mais plus serait trop.