Je suis allée travailler à l'atelier, mais il n'y avait que moi et Amélie, pendant que cette dernière était à l'église Julian est monté et nous avons arrêté les conditions de la sculpture que j'enverrai à l'Exposition de Nice.
L'après-midi, avec Dina, nous avons porté des cartes de ces dames aux Boyd, à Mme de Tanlay, à Mme de Fayet, etc.
J'ai écrit n'importe quoi à Marcuard. Ne suis pas en verve. Il fait froid.
Julian nous croit très lancées dans le grand monde parisien, il m'a priée de lui donner un renseignement que pourrait donner la princesse de Caraman et toutes sortes de choses.
Cela m'a rendue nerveuse.
Je vous assure que je mène une vie de chien, l'atelier seul me sauve... Je suis malheureuse !...
Intérieur mal tenu, manque d'argent... embêtement !
Quelle jeunesse, mon empereur ! Ce qui me console un peu c'est que beaucoup pensent que je m'amuse. Mais ceux qui me connaissent de près comme Blanc, et les domestiques ! Qui savent que l'on ne voit personne. Et en effet nous ne voyons personne... Je cesse, car si j'écrivais encore dix lignes dans ce ton je deviendrais folle-furieuse ou enragée.