Grand-papa ne peut plus parler, je suis entrée ce matin chez lui... c'est horrible de voir cet homme qui il y a si peu de temps était encore fort, énergique, jeune, de le voir comme ça... presque un cadavre. Le bon Georges profite de l'occasion pour se griser et rage parce qu'on ne peut plus rien faire au testament. Quelle horreur II!
J'ai reçu une lettre de Hall, les Boyd et Marcuard ont envoyé prendre des nouvelles. Marcuard est venu lui-même ensuite. Il est bien poli.
Robert-Fleury a été ce soir, je faisais un bras grandeur nature, il n'a fait que corriger, sans dire si c'est bien ou mal.
Je continue à dessiner des os. Je suis plus que jamais avec Breslau, Schaeppi etc. la Suisse enfin.
Je n'ai le temps de rien écrire et il n'y a rien d'intéressant.
Je voudrais tout de même savoir si Alexandre s'est battu.
Cassagnac est un vrai cochon. Si j'étais une grande dame, il serait plus visible. Il est toujours fourré dans le faubourg Saint-Germain à présent, ce qui soulève de graves mécontentements dans son parti qui dit qu'il devrait faire de la politique avec les concierges et les cochers au lieu de baiser les mains et autre chose aux duchesses.
Je n'ai pas de chance... sans ça, il se serait déjà trouvé un homme d'esprit qui mettrait à la mode d'aller chez nous, chez moi et d'y organiser un cercle de tripotage convenable. Cassagnac d'ailleurs se porte vers la vague mais ne la fait pas.