Après Enghien, les robes et le Bois en coupé, je suis restée deux heures à me reposer c'est-à-dire à m'imaginer comment Alexandre me reviendrait... et coetera.
Je pratique ces fantaisies sans entraînement, ni amour, mais par paresse et par fatigue L'année passée je les racontais sans commentaire, ce qui a pu faire penser à des délires sérieux. A propos de l'année passée,., on leur fait un terrible procès c'est-à-dire que la comtesse Loretta Lambertini revendique une part de l'héritage du grand cardinal. C'est un procès fort curieux, le Figaro nous tient au courant. Il paraît que Loretta est fille d'une demoiselle étrangère mariée dans la suite. Le cardinal s'entretenait avec elle en français bien qu'elle ne fût pas française.?. Enfin on révélera son nom si l'on pousse à bout. Elle vit encore.
Voici une lettre de Foster. Elle me donne des idées. Il faudrait se retrouver quelque part cet automne et après un hiver à Paris avec des leçons, des cures, des Fauvel, on irait passer la saison à Londres. Ce n'est pas un nuage, c'est une possibilité, une chose faisable et presque facile. Or une saison à Londres !.
Mme de Mertens me propose d'aller à six heures d'ici à la pêche... du marquis de Preaulx. [il est] Et de ses anciens amis, on visiterait son château.
Je ne compte [pas] mes charmes pour rien... auprès d'un sexagénaire et puis ce serait trop extraordinaire et trop beau. En outre ses neveux ne manqueraient pas de se mettre en garde et je m'en retirerais avec honte et ridicule. S'il était ici... ce ne serait pas si difficile relativement.