Samedi, 26 août 1876 (14 août) - Portrait Painting and Forest Scandal
Agréablement échauffée je rentrai dans le salon chinois (ainsi nommé à cause de deux vases et des poupées) et m'asseyant par terre me mis à ranger mes pinceaux et mes couleurs. Mon père est incrédule quant à mes talents. Je fis asseoir Michel dans un fauteuil, Gritz dans un autre, et me plaçant aux pieds de ce dernier, je [Mot noirci: fais] en quinze minutes une caricature de Michel, sur une planche que Gritz me tenait me servant de chevalet. Et tout en donnant à droite et à gauche des coups de pinceau, je sentais que j'étais dévorée des yeux, surtout à cause de mon cou découvert dans cette robe Empire.
Mon père fut content et Michel me baisa la main.
Ah ! vous savez, Kapitan s'est enfui la nuit après avoir dit à Paul qu'il n'était qu'un pauvre homme et que la tête lui tournait déjà à cause de moi.
Après déjeuner je proposai une partie de croquet mais le prince et Gritz me dirent en souriant bêtement, qu'ils devaient s'absenter pendant deux heures pour des affaires graves. Et Paul entra et leur dit, tout menaçant, que s'ils partaient il me dirait tout.
- Ils veulent aller dans la forêt, me dit-il à l'oreille. Je leur ai dit que c'était un affront pour toi mais ils ne comprennent aucune délicatesse et trouvent qu'il est impoli de ne pas aller voir cette femme.
Je ne changeai pas seulement de figure, mais j'éprouvai comme une désillusion à l'endroit de Gritz et prenant Michel par la manche je le conduisis dans une chambre et l'y enfermai à double tour et lui défendant de se sauver par la fenêtre.
En bas je trouvai un tilbury pour conduire moi-même. Une prévenance de Paul, seulement il me semblait qu'il y avait quelque chose là-dessous, et j'invitai Pacha à monter avec moi.