Jeudi, 25 mars 1875 Toute ma journée est bouleversée, je dors jusqu'à midi. A cinq heures je sors à cheval, mais on m'a donné une vilaine bête que je quitte presque aussitôt après l'avoir montée. Un quart d'heure j'étais habillée et en voiture. J'ai failli pleurer quand j'ai vu Hélène Howard fière et heureuse sur son bon cheval. Et je pleure en écrivant. On organise une fête champêtre au profit de l'école gratuite des Beaux-Arts, tout le monde en est, nous seules misérables proscrites, empestées, nous n'en sommes pas. Mais sommes-nous jamais quelque part ? Là où on paye seulement, là où tout le monde peut aller. Là, oui. Ma douleur incessante et par cela incroyable augmente à chaque instant. Ce qui me fait penser que les choses ne peuvent plus durer ainsi et qu'il y aura un éclat, ou un grand malheur ou un petit changement pour le mieux. Mais si je pleurerai encore, mon nez sera rouge, mes yeux voilés, mon teint perdu ! Sainte Vierge, Mère de notre Sauveur, ayez donc pitié de moi, au moins Vous !