Lundi, 7 décembre 1874
Je sors à pied avec l'Italienne, il y a beaucoup de monde, Victor m'accompagne et ce superbe chien a excité l'admiration générale. Ensuite je fis un tour à pied avec maman, ensuite je déjeunais et tout de suite après sortis en voiture et ne rentrai qu'à quatre heures.
La saison est
Hélène est lancée dans le monde, elle se promenait avec une dame anglaise, élégante et deux messieurs. Dieu m'a donné une belle idée: Nous resterons encore cet hiver ici, comme nous pourrons, au printemps j'irai en Russie, l'été nous passerons en Angleterre ou dans un autre endroit, et l'hiver nous irons à Florence, j'étudierai le chant, la peinture, et j'irai dans le monde. A l'hiver suivant nous reviendrons ici, pendant notre absence on bâtira et on arrangera tout. Alors j'espère Nice sera plus aimable, et alors peut-être je n'aurai plus besoin d'elle !
[Dans la marge] J'ai de l'ambition et soit vice ou vertu. Mon cœur sans son fardeau veut bien être abattu. Apprends qu'une femme aimant sa renommée Quand elle dit qu'elle aime est sûre d'être aimée.
Mme et Mlle Foster sont venues à cinq heures, elles arrivent de Paris. J'étais enchantée de les voir, ce sont des gens comme il faut et aimables et paraissant nous aimer.
Je suis enrouée et misérable.
Mon projet est superbe si Dieu voulait m'aider à l'exécuter je serais fort heureuse. Il y a du beau monde à Florence et pour les études et pour les plaisirs j'y serais tout à fait bien. Aidez-moi donc, mon Dieu !