Mardi, 6 octobre 1874 Le matin avant dix heures je suis sortie sans chapeau et avec tous les chiens, I walked up and down la Promenade et je vis plus d'êtres vivants que hier et avant-hier. Je passe toutes les fois que je sors devant Gioia mais ne parviens pas à la voir. J'ai écrit à Foster ce matin, toujours à propos du chien. Tous mes livres sont déballés et rangés dans une chambre du deuxième (de la maison), qui me servira de classe jusqu'à des temps meilleurs. Car malgré mon désespoir de l'autre jour, j'espère que j'aurai ce que je voulais et ce que je ne veux plus. C'est vraiment incommode et laid de dîner au pavillon, vers l'hiver on verra l'impossibilité de ces voyages constants de la maison au pavillon, et pendant les pluies du transport des plats. J'étais fatiguée de ranger ces livres et pour me reposer je sortis en voiture vers cinq heures (robe blanche, chapeau ostendais, cheveux sur le dos). Nous allâmes en ville pour plusieurs choses nécessaires à la maison et après chez le marchand de musique Ferrara, pendant que je regardais son étalage Emile d'Audiffret nous [Rayé: passa] traversa la rue et alla rejoindre Saëtone qui nous regardait déjà depuis quelques minutes au coin de la rue, près du kiosque. Ce n'est pas en vain que nous l'avons nommé coin de rue, la première année de notre séjour ici, avec Collignon. Ces deux héros restèrent quelque temps à nous regarder puis s'en allèrent par le pont. J'ai acheté le Requiem de Verdi mais papa le trouve lugubre et m'empêche de le déchiffrer. Bouba écrit que bientôt il aura la photographie de Gioia et l'enverra ici. Je ne sais si j'ai dit que j'ai chargé ma tante de lui demander cette photographie, à Paris, et, pendant qu'elle la lui demandait, je sortais de la chambre.