Diary of Marie Bashkirtseff

I circle around something... I know not what — something I ought to have thought of — and it makes me unhappy. Something is missing, everything is missing, emptiness everywhere.

Je tourne autour de quelque chose... je ne sais quoi, à quoi j'aurais dû penser, et cela me rend malheureuse. Quelque chose me manque, tout me manque, partout le vide.

What have I forgotten?

Qu'ai-je oublié ?

Marcuard came to say his farewells. Then Zunica and Porcinari and the Fabbricatore and the consul, and in the evening Melito and Caracciolo.

Marcuard est venu faire ses adieux. Puis Zunica et Porcinari et les Fabbricatore et le consul et le soir Melito et Caracciolo.

I am sad — I have said sad so often when I meant bored that... besides, I cannot quite take my own measure. What I know is that I cannot converse, I do not laugh, I want nothing, nothing interests me. Everything is indifferent to me, if it does not disgust me.

Je suis triste, j'ai si souvent dit triste pour dire ennuyée que... d'ailleurs je ne me rends pas bien compte, ce que je sais c'est que je ne peux pas causer, Je ne ris pas, je ne désire rien, rien ne m'intéresse. Tout m'est indifférent, si tout ne me dégoûte pas.

I made myself ugly! Larderei saw me only as dull, clumsy, ill-dressed, pitiable. Ah — had I been brilliant, elegant as before, admired... things would have been different through sheer self-regard alone. One does not love pitiable women — and one is right; it is stupid.

Je me suis rendue laide ! Larderei ne m'a vue que bête, maladroite, mal mise, pitoyable. Ah ! si j'avais été brillante, élégante comme avant, admirée... il en aurait été autrement rien que par amour-propre. On n'aime pas les femmes *pitoyables,* d'ailleurs on a raison, c'est stupide.

Maman tells me very sensible things on the subject — things I would have said myself if it were not for this torpor, this prostration, this stupefaction.

Maman me raconte là-dessus des choses très sensées que j'aurais dites moi-même s'il n'y avait pas cette paresse, cette prostration, cet hébêtement.

Here is a letter to reassure my aunt:

Voilà une lettre pour calmer ma tante:

"I am writing because I am certain that Maman will have told you of dramas and nonsense. I take nothing tragically — besides, I swear before God that in this whole adventure I have had nothing but amusement, which is why Bijou is congenialsympathique to me. No vexation, no humiliation — the intimate affairs concern only me, and... even that! As for the external affairs, they are entirely to my advantage.

"Je vous écris parce que je suis sûre que maman vous aura raconté des drames et des non-sens. Je ne prends rien au tragique, d'ailleurs je vous jure devant Dieu que dans toute cette aventure, je n'ai eu que l'amusement c'est pour cela que Bijou m'est sympathique. Aucun froissement, aucune humiliation, les affaires intimes ne regardent que moi et... encore ! Quant aux affaires extérieures elles sont toute à mon avantage.

Do not think there are, as before, those stupid and odious entanglements with sordid people. Here everything is different and resembles in no way the past vilenesses in which I was involved — God knows why — with not the slightest love involved: I did not care for a man, you cried out that I adored him, I wept from wounded pride, you imagined I wept from despair. It would be supremely disagreeable to me to think that anyone could, even from a distance, compare the present affairs with the filth of before.

Ne pensez pas qu'il y ait comme avant ces stupides et odieuses histoires avec des gens sales. Ici tout est différent et ne ressemble en rien aux vilenies passées dans lesquelles j'étais mêlée. Dieu sait pourquoi sans le moindre petit amour; je ne détestais pas un homme, vous criez que je l'adorais, je pleurais d'amour-propre, vous vous imaginiez que je pleurais de désespoir. Il me serait souverainement désagréable de penser qu'on peut, même à distance, comparer les présentes affaires ou les saletés d'avant.

I have shed my old skin and desire no parallel with past horrors. I am greatly amused, and if by caprice I adore Bijou, do as I do — do not take it tragically, and above all do not degrade it with absurd fears, abominable sighs, and humiliating comparisons. There is nothing so foolish as the sorrows of love that you always visit on me, and I swear to you — wrongly."

J'ai fait peau neuve et ne désire aucune analogie avec les horreurs passées. Je m'amuse beaucoup et si par fantaisie j'adore Bijou, faites comme moi, ne le prenez pas au tragique, et surtout ne l'avilissez pas par des craintes absurdes, des soupirs abominables et des comparaisons humiliantes. Il n'y a rien de bête comme les chagrins d'amour que vous me donnez toujours, et je vous jure qu'à tort."

"Dubium, illusio, deceptio, oppressio"latin

"Dubium, illusio, deceptio, oppressio"

Gloriae Cupiditate ---

Gloriae Cupiditate

Notes

Sympathique (1870s French): congenial, having an affinity with one's nature — a stronger and more precise term than the modern casual "nice."
In Latin in the original. Marie's closing motto: "Doubt, illusion, deception, oppression / Through desire for glory." Likely her own composition — a bitter philosophical summation of the Larderei affair and her broader condition.