Vendredi, 5 février 1875
Ma tante étant allée à la rencontre de Botkine vit sortir de la gare Doria qui cette fois est bien arrivé pas comme avant.
A trois heures je sors (gris, bien) pour différentes choses du Carnaval, il nous coûtera trois cents francs, misère ! Ce n'est pas comme cela que je voudrais.
Aujourd'hui est arrivé un Russe qui donne des leçons de latin, mais le malheureux a tant entendu parler de mon érudition qu'il n'ose pas m'accepter pour élève.
Voilà comme on exagère dans notre pauvre monde !
Moi, une savante, allons donc !
Le soir Botkine vient, grand événement, on se le dispute et on l'honore comme un roi, comme un dieu. C'est à ce bon Pelikan que nous devons cela.
J'ai entrevu deux fois le diable, il a l'air tellement froid, tellement hautainement sot qu'il me fait peur, je ne puis cependant lui refuser un certain air Macainne stupide et aspirant.
[Rayé: O mon Dieu,] Vrai, plus je vois d'hommes, plus je t'aime, plus tu es beau, noble, grand, parfait (ceci est adressé à Hamilton).