Jeudi, 22 octobre 1874 J'ai repris ma première leçon d'italien et de latin. J'étais en robe de chambre blanche et ma mère m'a dit une telle chose ! Une chose que je n'oublierai jamais dont je me souviendrai avec dégoût et horreur et pour laquelle je l'ai durement réprimandée et lui dis des paroles pleines d'une juste indignation, j'aurais voulu l'écraser de ces paroles pour ce qu'elle me dit: - Si tu t'habilles d'une façon pas convenable, tu peux séduire un professeur de cent ans, il n'y a pas longtemps un vieillard de soixante-dix ans a été tenté par une petite fille. Ils peuvent t'outrager. Voilà ce qu'elle m'a dit ! Je ne dirai pas ce que je sentis en entendant cela, qu'on le lise et je suis sûre que chacun frémira d'indignation, de dégoût, de honte et de tout ce que l'enfer a pu créer de plus cruel, de plus vil et de plus abominable. La musique joue trop tard, vers six heures il fait sombre. Tout le monde est sorti le soir, je reste devant le miroir et me suis coiffée si poétiquement que je voudrais me montrer à quelqu'un. Je suis jolie ce soir et cette conviction me rend heureuse et donne un éclat particulier à ma figure rayonnante et fraîche. Est-ce Nice ou le phosphate de fer ? That is the question. Dans tous les cas bénie soit Nice car à Nice je suis bien portante et jolie. Grâce à Dieu.